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Actu franco-britannique

Répétition générale avant les General Elections

Alexandre Mondragon,

Article publié le 11 décembre 2019. Les informations qu'il contient peuvent avoir changé depuis.

Archives Londres Magazine

Le sprint final est lancé pour Boris Johnson et Jeremy Corbyn ! A la veille des élections générales du 12 décembre, les deux candidats sont sur le qui-vive et espèrent séduire les derniers indécis.

« Le vote le plus important d’une génération ». Ce sont les mots des conservateurs et des travaillistes à propos du scrutin du 12 décembre. 3 ans et demi après le Brexit, le pays est toujours empêtré dans des débats parlementaires sans fin, et les leaders des deux camps souhaitent obtenir une majorité claire pour en finir avec ce processus.

Un dernier jour pour convaincre

Ce mercredi 11 décembre est le dernier jour de la campagne officielle et les candidats mettent les bouchées doubles. Il faut à tout prix convaincre les derniers indécis dans les circonscriptions qui pourraient faire pencher la balance de son côté. Boris Johnson et Jeremy Corbyn l’ont bien compris et ont prévu un marathon à 24 heures de l’ouverture des bureaux des votes. Le Premier ministre a envisagé un voyage dans le Yorkshire, les Midlands, le Pays de Galles et Londres ! Il y répètera l’importance du vote de jeudi tout en rappelant qu’il n’a besoin que de 12 sièges supplémentaires « To Get Brexit Done ».

[Publication intégrée : https://twitter.com/BorisJohnson?ref_src=twsrc%5Etfw]

Le chef du parti travailliste se rendra quant à lui en Ecosse et dans 5 circonscriptions clés pour tenter d’accéder au 10 Downing Street. A la veille du scrutin, les sondages donnent aux Tories une avance comprise entre 6 et 15%. Cela veut à la fois tout et rien dire, puisque cela pourrait accorder une majorité claire à Boris Johnson, tout comme un « hung parliament ». Mais, il ne faut pas oublier que les sondages britanniques n’avaient pas prévu le Brexit et qu’une surprise n’est pas à exclure …

Que retenir de ce mois de campagne ?

Pendant un mois, les différents partis en campagne ont pu débattre et proposer ce qu’ils souhaitaient pour le pays dans les 5 années à venir. Inévitablement, le Brexit s’est imposé comme un enjeu majeur des élections. Boris Johnson s’est défini comme le candidat du « Leave », Jo Swinson des Lib-Dems, comme celle du « Remain » tandis que Jeremy Corbyn préfère rester neutre et souhaite un « people’s vote ». Mais ce n’est pas le seul clivage de l’élection et conservateurs et travaillistes se sont écharpés sur la NHS et l’investissement public. Le Labour accuse les conservateurs de vouloir vendre le système de santé public britannique à Donald Trump. Les travaillistes souhaitent investir massivement dans la NHS, mais son candidat est régulièrement comparé à un communiste pour son programme basé sur la dépense publique. Au total, 93 milliards de livres seraient investis par le candidat travailliste. Mais ce n’est pas la seule accusation dont a été victime le parti de gauche. Le grand rabbin de Londres a accusé Jeremy Corbyn et le Labour d’antisémitisme. Une accusation suivie de celle des représentants du monde musulman victime d’islamophobie, de la part des conservateur et notamment de Boris Johnson qui avait comparé les femmes voilées à des « boîtes aux lettres ». Les favoris de l’élection ont aussi été critiqués pour remis en question la liberté de mouvement au sein de l’Union Européenne, selon eux, responsable du terrorisme au Royaume-Uni. Une campagne musclée, où les accusations ont fusé de part et d’autre.

[Publication intégrée : https://t.co/U4wIdH3XMd]

Une campagne musclée, où les accusations ont fusé de part et d’autre. Après avoir confronté leurs projets face aux Britanniques, qui sera le nouveau résident du 10 Downing Street le 12 décembre au soir ?