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World War I en 13 chiffres

La rédaction,

Article publié le 8 novembre 2019. Les informations qu'il contient peuvent avoir changé depuis.

Archives Londres Magazine

A l’occasion de l’Armistice, Londres Mag revient sur des faits historiques de la Première Guerre mondiale en quelques chiffres clés. La capitale britannique a été le centre de l’effort de guerre entre 1914 et 1918 et les Londoniens connaîtront pour la première fois les souffrances d’une guerre “totale”.

Alors que les poppies fleurissent sur les revers des manteaux comme sur les devants des wagons du métro, le 11 novembre se prépare de Westminster au Surrey pour la famille royale, les militaires, les officiels comme les anonymes. Un an après le centenaire des commémorations, retour sur cet événement qui a marqué et refaçonné les contours de la ville.

CT/ © Atelier K

  • 31 mai 1915

Le premier raid aérien sur Londres eu lieu le 31 mai 1915. Un zeppelin allemand largua 90 bombes incendiaires et 30 grenades faisant sept morts. Ce n’est qu’en 1917 que les zeppelins, considérés comme inefficaces, furent remplacés par des bombardiers.

  • 1 000 000

C’est le nombre de femmes employées pour produire des munitions en 1918. Elles étaient surnommées les « Canary girls » à cause de la couleur jaune de leur peau, causée par l’exposition aux produits chimiques. 1914 est l’année durant laquelle les premières femmes policières firent leur apparition pour surveiller et sécuriser les usines.

  • 8 700 000

Près de 9 millions d’hommes ont servi dans l’armée britannique durant la Première Guerre mondiale. Si seulement 400 000 hommes étaient mobilisés dans les forces britanniques au début de la guerre, ils étaient près de 4 millions en 1918.

CT/ © Atelier K

  • 698

C’est le nombre de civils qui ont perdu la vie dans les bombardements à Londres pendant la Première Guerre mondiale. Durant le second conflit mondial, les raids aériens nazis ont fait plus de 50 000 victimes.

  • 14,3 %

Pendant les deux premiers mois de la guerre,14,3 % des Londoniens en âge de servir se sont portés volontaires, contre 10,2 % dans le reste du pays. A la mise en place de la conscription obligatoire en 1916, 18 000 objecteurs de conscience ont refusé de se battre. Si certains ont servi à l’arrière du front en France, beaucoup ont été condamnés aux travaux forcés.

  • 9 000

En 1911, les Allemands représentaient la deuxième plus grande minorité de Londres avec 30 000 expatriés, après les Russes. A cause des nombreuses manifestations anti-allemandes, ils n’étaient plus que 9 000 au début des années 20.

CT/ © Atelier K

  • 3000

C’est la hauteur en mètres à laquelle les zeppelins, ballons dirigeables allemands, coupaient leurs moteurs pour lâcher leurs bombes par surprise sur Londres.

  • 60 %

Grâce au plein emploi, la criminalité a baissé et le nombre d’hommes admis dans les prisons chuta de plus de 60 % pendant la guerre.

  • 6 500 000

6,5 millions de personnes étaient syndiquées en 1918, soit 2 millions de plus qu’en 1914. Les syndicats ont joué un rôle important en empêchant les grèves, notamment lors de l’hiver 1916. Avec la généralisation de l’effort de guerre, les syndicats gagnèrent en puissance et le parti travailliste parvint à se positionner comme l’une des principales forces politiques du pays.

  • 187

187 millions d’obus ont été produits en Angleterre et envoyés en France durant la guerre. Avant la grave crise de la production des obus de 1915 due à une pénurie de matières premières, seuls 2 millions d’obus avaient été fabriqués.

  • 85 %

La quasi totalité de la consommation de pétrole du Royaume-Uni (85 %) pendant la Première Guerre mondiale provenait par bateaux des Etats-Unis, malgré l’apparition de la guerre sous-marine menée par l’Allemagne à partir de 1917.

  • 14 %

Entre 1914 et 1918, la P.I.B. a connu une augmentation inespérée de 14 % au Royaume-Uni. Sur la même période, phénomène inverse en Allemagne où le P.I.B. a chuté de 27 %.

  • 300

Tel est le nombre de livres et pamphlets traduits en 21 langues qui ont été publiés par le Bureau de la Propagande de Guerre jusqu’à sa suppression en 1917. Parmi les auteurs, on retrouve un certain Sir Arthur Conan Doyle ou encore Rudyard Kipling.

Marie-lys de Saint Salvy et Julien Troussicot

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