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Actu franco-britannique

Ce bateau cultive les énergies qui sauveront la planète !

Anthony Guttuso,

Article publié le 8 octobre 2019. Les informations qu'il contient peuvent avoir changé depuis.

L’équipage d’Energy Observer est à Londres pour présenter les recherches menées sur le bateau au niveau des énergies renouvelables. Les représentants de l’Organisation maritime internationale étaient présents vendredi 4 octobre pour visiter le navire.

“La demande d’énergie augmente partout, notamment en Afrique, mais nous devons baisser nos émissions de CO₂. La seule solution, ce sont les énergies renouvelables !“. Francesco La Camera, Directeur Général de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), est dithyrambique au sujet du travail mené par Energy Observer. Le navire vogue en effet depuis 2017 autour de l’Europe avec, à son bord, des technologies censées révolutionner la production énergétique dans les années à venir. Des énergies du futur que vous pouvez venir découvrir du 5 au 13 octobre à St Katharine Docks, près du Tower Bridge. Et à cette occasion, l’équipage a insisté sur l’importance des recherches actuellement menées sur le bateau, en compagnie de l’IRENA et de l’Organisation Maritime Internationale (OMI).

“C’est un tour du monde de l’innovation énergétique“, lance à la tribune Victorien Erussard, capitaine et fondateur du projet. Lui qui s’est déjà retrouvé sans énergie, avec tous ses générateurs en panne en plein milieu de l’océan pendant une transat Jacques Vabre, est lui aussi convaincu de la priorité que constitue cette recherche. “Le développement de ces technologies, c’est important, mais notre but est aussi d’éveiller les consciences, autant du grand public que de ceux qui prennent les décisions“, explique-t-il.

Le navire Energy Observer fait escale du 5 au 13 octobre à Londres. ©Anthony Guttuso

La preuve : Victorien Erussard est même allé jusqu’à plaider sa cause au siège de l’OMI en mai 2019, dont les représentants saluent aujourd’hui le travail. “Il faut œuvrer pour la décarbonisation des transports maritimes, et c’est ce à quoi servent les tests faits par Energy Observer sur le long terme“, indique Kitack Lim, secrétaire général de l’organisation. Et pour cause, 90% des échanges internationaux se font par voie maritime. “Il y a d’ailleurs de plus en plus d’efforts de faits par les nations en terme de recherche et développement, donc je suis confiant pour l’avenir“, poursuit le Sud-Coréen.

“La présence d’Energy Observer à Londres est un signal fort envoyé par notre organisation“, revendique Geneviève Van Rossum, représentante de la France à l’OMI. Si plusieurs rencontres sont prévues à son siège d’ici la fin de l’année, Geneviève Van Rossum a également salué d’autres initiatives françaises. En tête, la proposition qu’Emmanuel Macron a annoncé lors du dernier G7 en août dernier à Biarritz. Le président français a suggéré de réduire la vitesse de tous les cargos pour réduire la pollution. Cette mesure, qui n’est pas encore adoptée, montre que les dirigeants se penchent bien sur la question du réchauffement climatique. A quel point ? Certains groupes ont leur idée là-dessus. Reste à savoir en tout cas si des décisions seront prises avant le départ d’Energy Observer pour l’Asie et les JO de Tokyo en 2020…