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Actu franco-britannique

Comment l’opposition s’organise pour battre Boris Johnson ?

Alexandre Mondragon,

Article publié le 19 septembre 2019. Les informations qu'il contient peuvent avoir changé depuis.

En pleine suspension du Parlement, le Labour et les Libéraux-Démocrates n’ont pas stoppé leur lutte contre la volonté de Boris Johnson de sortir du Brexit avec ou sans accord le 31 octobre.

Un air de campagne électorale a soufflé cette semaine sur les partis d’opposition. En rang de bataille, Jeremy Corbyn a dévoilé son projet de Brexit articulé autour de quatre piliers. Jo Swinson, cheffe des « Lib-Dem », a délivré un discours aux allures de lancement de campagne. Pourtant, les deux partis ont voté contre le retour aux urnes des électeurs proposé par Boris Johnson.

Le Brexit de Jeremy Corbyn

Si le leader du Labour se garde bien de donner son avis sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne, il a dévoilé son projet pour le Brexit. Dans une interview donnée à The Guardian ce mercredi 18 septembre, le chef de l’opposition a annoncé son intention d’organiser un nouveau référendum sur le Brexit. Si le Labour parvenait à gagner de nouvelles élections, Jeremy Corbyn présenterait un nouvel accord qui comprendrait un maintien dans l’union douanière qu’il soumettrait au vote des Britanniques.

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Cependant, ce scénario devient de plus en plus improbable puisque la côte de popularité du Labour et de son leader se dégrade de plus en plus, notamment au profit des Lib-Dem pour les anti-Brexit. Si Jeremy Corbyn a gagné la bataille parlementaire, il est en train de perdre celle de l’opinion.

Jo Swinson, l’anti-Brexit

La cheffe des libéraux-démocrates a été très claire : si elle accèdait au 10 Downing Street, elle révoquerait l’utilisation de l’article 50 du traité de Lisbonne. Ceci annulerait donc purement et simplement le Brexit. Cette décision a été votée par l’ensemble des dirigeants du parti lors de leur congrès annuel des Lib-Dem, qui a pris fin ce mardi 17 septembre à Bournemouth.

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Cette radicalité affichée et assumée leur a permis de doubler leurs intentions de vote en 4 mois de 9 à 19%. Cependant, ils se retrouvent de plus en plus isolés puisqu’une coalition avec le Labour ou les Tories paraît complexe. La gauche, la droite et le centre ont désormais des lignes diamétralement opposées sur le Brexit, sujet majeur et presque unique de la vie politique britannique. Ces grands écarts sur ce sujet compromettraient donc une éventuelle grande coalition de l’opposition à Boris Johnson, ce qui lui laisse donc une voie royale pour gouverner à l’heure actuelle.