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Actu franco-britannique

Les Britanniques : plus gros consommateurs de drogue avant le sexe

Alexandre Mondragon,

Article publié le 7 août 2019. Les informations qu'il contient peuvent avoir changé depuis.

Selon un sondage réalisé par la Global Drug Survey, un institut britannique spécialisé dans les enquêtes sur l’usage de la drogue, les Britanniques seraient les plus gros consommateurs de drogue avant le sexe parmi les Occidentaux.

Cette pratique a un nom, c’est le « chemsex » qui est une contraction des termes anglais « chemical » (qui signifie littéralement « produit chimique » mais est aussi utilisé pour désigner des drogues) et « sex » (sexe), le chemsex désigne le fait de consommer de la drogue pendant les activités sexuelles pour les rendre plus intenses et les prolonger.

Qui pratique le chemsex ?

L’étude révèle donc que les Britanniques sont les plus grands adeptes de « chemsex » parmi les pays occidentaux. En effet, ce serait plus de 22000 personnes qui auraient déjà tenté cette expérience outre-Manche. L’étude révèle également que les individus qui se réclament de la communauté LGBTQI+ sont plus à même d’avoir ce genre de pratiques. Toutefois le cliché qui consiste à dire que ce sont les seuls à effectuer cet acte est faux.

[Publication intégrée : https://twitter.com/hashtag/Chemsex?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw]

Si 58% des hommes et 60% des femmes révèlent avoir consommé de l’alcool avant un rapport sexuel, le chiffre de 22000 personnes concernent les drogues illégales. Cela est déjà plus problématique, car en effet les Britanniques ne s’arrêtent pas à la boisson avant d’avoir des relations intimes.

Une pratique à risques

Les drogues les plus privilégiées, selon le rapport, seraient la cocaïne, la MDMA et la méphédrone, qui sont bien évidemment illégales, aussi bien en France qu’au Royaume-Uni. Evidemment, ce genre de pratique n’est pas sans risque et soulève certains problèmes.

Tout d‘abord, cela pose un problème de santé publique. Marc Thompson, qui dirige l’amélioration de la santé à l’organisme de bienfaisance pour la santé sexuelle Terrence Higgins Trust, affirme que la combinaison de drogues et de relations sexuelles peut augmenter les risques de contracter une IST.

Ensuite, pour continuer dans les enjeux néfastes de santé publique, la question de l’addiction est essentielle. En effet si un certain nombre de jeunes commencent à se droguer pour pouvoir apprécier pleinement une relation sexuelle, celle d’après sans prise de drogue paraîtra-t-elle trop ennuyeuse ? Devoir se droguer pour profiter d’un acte déjà censé procurer du plaisir engendrerait peut-être une dépendance à la drogue dans d‘autres situations, et de graves problèmes de santé.

[Publication intégrée : https://t.co/7PFmAk85St]

Dès lors surgira la question du consentement dans les rapports sexuels. Les 2 ou plusieurs membres étaient-t-ils tous d‘accord pour se droguer ? Etaient-ils toujours consentants après la prise de(s) drogue(s) ? Le GHB (« la drogue du violeur ») fait partie, en effet, des substances privilégiées par les adeptes du « chemsex ».

Si les Britanniques apparaissent alors comme les premiers adeptes de cette pratique, celle-ci est en augmentation ces dix dernières années dans tous les pays concernés par l’enquête. Les autorités compétentes doivent donc veiller, alerter et protéger les individus de cette tendance. Plaisir éphémère, dangereuse sur le long terme.