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Actu franco-britannique

Sajid Javid abat ses cartes en faveur des Européens

Sajid Javid, secrétaire d’Etat à l’Intérieur, candidat au poste de Premier ministre pour succéder à Theresa May a déclaré son opposition à cette dernière au…

Emma Lachevre,

Article publié le 7 juin 2019. Les informations qu'il contient peuvent avoir changé depuis.

Archives Londres Magazine

Sajid Javid, secrétaire d’Etat à l’Intérieur, candidat au poste de Premier ministre pour succéder à Theresa May a déclaré son opposition à cette dernière au sujet des étudiants étrangers désireux de rester en Grande-Bretagne après l’obtention de leurs diplômes. Une prise de position qui rassure les Européens.

Sajid Javid a annoncé que ces restrictions représentent une atteinte aux universités du Royaume-Uni qui risquent d’être délaissées par les étudiants étrangers. Or, ce serait problématique. Chaque pays est connu pour avoir des domaines de compétences plus ou moins développés, dans des secteurs spécifiques. Si les étudiants étrangers ne viennent plus étudier et donc travailler au Royaume-Uni, ils ne pourront pas transmettre leurs connaissances, cela entraînerait une perte conséquente de l’innovation pour le pays.
Le but du secrétaire d’Etat est donc de libéraliser le régime des visas étudiants. Il a également déclaré qu’il souhaitait élargir la taxe sur l’apprentissage vers une « taxe sur les compétences » plus ouverte pour permettre aux employeurs une plus grande flexibilité et améliorer leur champ d’investigation sur le marché.

[Publication intégrée : https://twitter.com/sajidjavid?ref_src=twsrc%5Etfw]

Son concurrent, Boris Johnson lui aussi réagit :“Il est grand temps de reconnaître la valeur que les étudiants étrangers apportent au pays et d’abandonner les nombreuses politiques néfastes conçues pour gérer les chiffres et atteindre le niveau de migration souhaité.”
Pour protéger les étudiants, il a également imposé un amendement au projet de loi sur l’immigration, pour tenir ainsi les étudiants hors de l’objectif de migration nette.

Le 24 mai dernier, Theresa May annonçait sa démission, prévue le vendredi 7 juin. À ce jour, comme à l’image du Brexit, son départ est encore repoussé. Il faudra donc attendre fin juillet que son successeur soit désigné pour qu’elle puisse enfin quitter ses fonctions. Et les candidats officieux comme officiels commencent déjà à prendre position.