Qui sont les favoris pour les élections européennes en France et Royaume Uni ?
Article publié le 8 mai 2019. Les informations qu'il contient peuvent avoir changé depuis.

Le scrutin européen, tous les cinq ans, désigne les représentants de chaque pays au parlement, afin de défendre leurs intérêts communs. Mais quelles seront les répercutions pour 2019 ?
En France, Les Républicains En Marche et le Rassemblement National arrivent en tête avec 21,5% des intentions de vote chacun.
Nathalie Loiseau, candidate en tête pour LREM, ex ministre des affaires européennes et du gouvernement, met en avant la nécessité d’orienter l’épargne des Européens vers la transition écologique, cependant une certaine absence de programme lui est reprochée.
Le Rassemblement National représenté par Jordan Bardella aux Européennes a été remarqué par le jeune âge du candidat. La campagne semble donc dirigée par Marine le Pen qui cherche à promouvoir une Europe de coopérations librement consenties où chaque état est libre de choisir d’appliquer les règles communautaires ou non, un système pour le moins controversé.
Les Républicains arrivent ensuite avec 14% et le candidat François Xavier Bellamy, adjoint au maire de Versailles, propose un programme ciblé sur la protection des frontières et la revalorisation de l’Europe face à la Russie, les Etats Unis et la Chine.
De nouveaux partis ont aussi éclos comme la liste jaune en référence au mouvement des gilets jaunes, composée de militants d’extrême droite et gauche, une alliance plutôt surprenante qui ne fait pas l’unanimité.
L’enjeu pour la France reste de connaître le poids des différents partis pour les prochaines élections.
Au Royaume Uni, le but est bien plus important puisque pour beaucoup de Britanniques, le résultat sera entendu comme un soutien ou non au Brexit. La préoccupation est importante et ce manque d’alliance des partis pose problème pour lutter efficacement contre la montée du Brexit party, en tête des sondages avec 30% selon les estimations avancées par le gouvernement.
Les deux grands partis traditionnels conservateurs et travaillistes payent les retombées du Brexit en ne recueillant chacun que 21% et 13% des voix.
Les libéraux démocrates favorables au Remain profitent donc de cette faiblesse pour obtenir plus de 10% des voix.
Le moyen de lutter contre la montée du Brexit Party serait donc de former une alliance des autres partis, même si des désaccords persistent en leur sein comme chez les Travaillistes entre Jeremy Corbyn et nombre de ses députés. Le manque d’unité provoque donc un avenir incertain pour le Brexit et pour l’Europe. Affaire à suivre…