Aller au contenu
Actu franco-britannique

Costa à la rescousse des citoyens européens

Émilie Moulin,

Article publié le 28 février 2019. Les informations qu'il contient peuvent avoir changé depuis.

L’amendement « Costa », forçant le gouvernement à assurer avec l’UE que les citoyens européens pourront continuer à vivre au Royaume-Uni même en cas de No Deal a été largement approuvé.

C’est une « victoire » pour 3,5 millions d’européens installés au Royaume-Uni. Mercredi 26 février, l’amendement d’Alberto Costa, adjoint ministériel, a été accepté à l’unanimité par le Parlement. Autrement dit, Theresa May va devoir s’accorder avec Bruxelles pour que la deuxième partie de son accord de retrait sur les droits des citoyens européens soient préserver dans les vingt-sept États-membres, et ce, même en cas de No Deal ! Travailliste, conservateurs pro ou anti Brexit… Le texte a été soutenu par l’intégralité des partis. « La Première ministre est maintenant dans l’obligation de soutenir les #droitsdescitoyens, s’est réjouit Alberto Costa. Pas de « si », pas de « mais ». Nous allons le faire ! » (« The Prime Minister is now put in the position to support #citizensrights. No ifs, no buts. Let’s get on with it and do it ! »)

[Publication intégrée : https://twitter.com/hashtag/Brexit?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw]

Toutefois, cette avancée pour la protection des expatriés a coûté à Alberto Costa sa place au gouvernement. En effet, les députés ayant un rôle ministériel n’ont pas le droit de déposer des amendements. « Je me fous de descendre au rang d’assistant junior, a réagi le conservateur. Il s’agit des droits de cinq millions de personnes. Si je dois démissionner pour cela, ainsi soit-il. » (« I don’t give a stuff about being a junior aide. It’s about the rights of five million people. If I had to resign for that, so be it. »)

The 3 Million, formée après le referendum du 23 juin 2016 pour représenter les ressortissants européens vivant au Royaume-Uni a largement participé à ce pas en avant. Sur Twitter, son fondateur Nicolas Hatton s’est dit « très fier », assurant que le gouvernement n’aurait pas pris l’initiative « sans la campagne acharnée de @the3million et @BritishInEurope depuis 2017. » Sur le site de l’organisation, il tempère néanmoins : « Nos droits ne sont pas encore protégés. Nous vous invitons à écrire au président du Conseil européen, Donald Tusk, afin que l’UE modifie sa politique du « Rien n’est convenu tant que tout n’est pas convenu » et accepte de faire respecter nos droits. » (« Our rights are not protected yet. We urge you to write to the President of the European Council Donald Tusk , so the EU changes the policy ‘nothing is agreed until everything is agreed’ and agree to ring-fence our rights. »)

En janvier dernier, c’est un autre combat que le mouvement avait remporté : l’annulation des frais (65£ pour un adulte, ndlr) pour s’inscrire au Settled Status, permettant de continuer à vivre au Royaume-Uni.

Cette nouvelle intervient alors que le nombre d’Européens arrivés dans le pays est au plus bas, selon the Office for National Statistics.

[Publication intégrée : https://twitter.com/AlbertoCostaMP?ref_src=twsrc%5Etfw]