La double face de la franc-maçonnerie
Article publié le 18 septembre 2019. Les informations qu'il contient peuvent avoir changé depuis.

La franc-maçonnerie a depuis toujours eu le don de faire fantasmer les gens, de la secte au simple groupe de parole, toutes les théories sont évoquées. Pourtant, malgré un universalisme, des différences notables persistent.La franc-maçonnerie britannique
C’est en Écosse que la franc-maçonnerie est tout d’abord apparue vers la fin du 16e siècle. Puis, le siècle suivant, elle s’implante en Angleterre. Nombreux sont les rites qui se sont développés par la suite. Mais contrairement à l’image véhiculée en France, ça signification est beaucoup moins mystérieuse et décrite comme une association philosophique et philanthropique par la majorité de la population. Ce jugement est peut-être dû à sa plus grande ancienneté, vue comme un groupement plus implanté dans la culture britannique que dans les autres pays. Il est donc plus courant et moins polémiqué de faire partie d’une loge. La Grande Loge unie d’Angleterre est la principale et curieusement elle n’entretient aucun contact avec son homologue français, le Grand Orient de France. Cela s’explique par une conception différente de la franc-maçonnerie, malgré des signes et des rituels similaires. Une des singularités de la Grande Bretagne, est, qu’il est possible et proposé au public, des musées et bâtiments consacrés à cette culture. De cette manière, cela permet aux gens de se faire une idée plus concrète des us et coutumes et ainsi en avoir une vision moins péjorative.
La franc-maçonnerie française
La franc-maçonnerie française apparue plus tardivement, au 18e siècle, suscite plus de secrets. Même si les pratiques restent relativement équivalentes, les avis divergent complètement. Depuis le 20e siècle, la population restait hostile à ce regroupement jugé trop caché et sélectif, souvent perçu comme une secte. Son influence politique au sein des hautes sphères a toujours dérangé. Et même si aujourd’hui son influence a nettement diminué, sa réputation reste la même. Pourtant, à l’instar des autres loges et obédiences, la France est l’un des premiers pays à intégrer les femmes dans cette association, dès ses débuts au 18e siècle, preuve d’une plus large ouverture d’esprit, une chose rare pour l’époque, donnant ensuite naissance à la première obédience féminine au monde en 1901.
Le Brexit vu par les francs-maçons
A la différence de la France, le fait de laisser ces lieux de réunions ouverts au public comme le Freemason’s hall de Covent Garden, permet de casser l’aspect top secret et non dit des ordres maçonniques et de briser les préjugés. Une initiative éducative, montrant une certaine ouverture d’esprit britannique. La terre mère de la franc-maçonnerie toute entière se replie finalement sur elle-même, une décision qui surprend encore beaucoup. D’autant plus qu’une des valeurs prônées par celle-ci était que l’union avait toujours fait la force. Le Brexit vient donc remettre cette Fraternité et cette solidarité en question. Devant ces changements, les Britanniques se retrouvent alors face à l’incertitude, un postulat les privant d’un confort du lendemain, bien loin des idées progressistes de l’ordre maçonnique. De plus au vu de l’implantation de certaines loges françaises sur les territoires anglais, des changements sont à prévoir et des alliances risquent de vaciller.