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Yann Tiersen donne vie à la musique

Johanna Arnoult,

Article publié le 27 février 2019. Les informations qu'il contient peuvent avoir changé depuis.

Archives Londres Magazine

Le 20 février dernier, Londres Mag a eu la chance d’assister au live du multi-instrumentiste de talent Yann Tiersen au Royal Festival Hall de Londres.

Arrivé sur scène dans une tenue noire, le talentueux Yann Tiersen est apparu pile à l’heure en saluant d’un geste rapide le public, un verre à la main, avant de lancer un « Cheers » et de se mettre à jouer. « Porz Goret » sera sa première mélodie. Seul sur scène, devant son piano, éclairé seulement par un spot de lumière, il est observé par un public silencieux, attentif, qui se laisse séduire par ses premières notes. Seuls quelques aventureux se donnent le droit de prendre des vidéos, les autres, bien trop hypnotisés par la beauté de la musique, restent stoïques. Les prouesses techniques de l’artiste vacillent entre douceur et énergie, accompagnées des voix envoûtantes de ses chanteurs.

Publiée par Rédaction Londres sur Mercredi 27 février 2019

Après quoi, le musicien s’adresse de nouveau à son public, présentant les artistes qui l’accompagnent sur scène. Parmi eux, sa femme, Emilie Quinquis, qui chante et récite des poèmes en langue bretonne. La magie de l’instant se prolonge à chaque titre parmi lesquels « La Dispute », « La jetée » ou « Comptine d’un autre été ». Un magnétophone posé sur le devant de la scène accompagne les instruments tels que des cloches tubulaires, un clavecin, un accordéon et aussi un violon dont l’archet finira en lambeaux tant Yann Tiersen est possédé par sa musique. Y a t-il seulement un instrument dont cet homme ne sache pas jouer ?

Les tubes les plus populaires s’enchaînent et s’entremêlent avec les morceaux de son nouvel album « All ». Les lumières tantôt bleuâtres, tantôt rougeâtres et les images de paysages naturels diffusées sur grand écran apportent une ambiance apaisante et magistrale à ce spectacle.

Publiée par Rédaction Londres sur Mercredi 27 février 2019

A chaque fois, les spectateurs, unanimes, applaudissent à l’unisson, certains même se lèvent pour offrir une standing ovation aux artistes qui, après deux rappels et un salut au public, quittent la scène, le sourire aux lèvres. Monsieur Tiersen a cependant fait l’impasse sur son titre le plus célèbre « La valse d’Amélie », mais à en juger par les spectateurs, il est tout à fait pardonné. En tout, le concert aura duré une heure et demie, mais le temps semblait totalement s’être arrêté. Merci Yann Tiersen.