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Vie pratique

Impôts au Royaume-Uni : les bases pour un Français installé à Londres

Année fiscale du 6 avril au 5 avril, impôt prélevé à la source par l'employeur, 12 570 £ non imposés, tranches de 20, 40 et 45 % : le fonctionnement de l'impôt sur le revenu britannique, la résidence fiscale et les démarches à faire côté français.

La rédaction,

L’impôt sur le revenu britannique est plus simple qu’en France pour un salarié : il est prélevé chaque mois par l’employeur, et la plupart des gens n’ont jamais de déclaration à remplir. Encore faut-il comprendre l’année fiscale décalée, les tranches et la notion de résidence. Voici les bases, d’après les sites officiels ; pour votre situation, rien ne remplace un conseiller fiscal.

L’année fiscale commence le 6 avril

L’année fiscale britannique court du 6 avril au 5 avril de l’année suivante : l’année en cours va du 6 avril 2026 au 5 avril 2027.

Les tranches 2026-2027 (Angleterre, pays de Galles, Irlande du Nord)

  • Jusqu’à 12 570 £ : 0 %, c’est l’abattement personnel (Personal Allowance).
  • De 12 571 £ à 50 270 £ : 20 % (basic rate).
  • De 50 271 £ à 125 140 £ : 40 % (higher rate).
  • Au-delà de 125 140 £ : 45 % (additional rate).

Au-dessus de 100 000 £ de revenu, l’abattement diminue d’une livre pour deux livres gagnées, jusqu’à disparaître à 125 140 £. Les tranches sont différentes en Écosse.

À cet impôt s’ajoutent les cotisations de National Insurance, prélevées elles aussi sur le salaire (voir notre article sur le NI number).

Comment on paie : PAYE ou Self Assessment

La plupart des salariés paient par PAYE (Pay As You Earn) : l’employeur retient l’impôt et les cotisations avant de verser le salaire, selon un « tax code » qui lui indique combien prélever. Vérifiez ce code sur votre fiche de paie et dans votre compte en ligne des impôts britanniques (HMRC).

Une déclaration annuelle, la Self Assessment, n’est nécessaire que si votre situation est plus complexe : si vous gagnez plus de 1 000 £ en travaillant à votre compte, si vous touchez plus de 2 500 £ d’autres revenus non prélevés à la source (un loyer, par exemple), ou si vous avez des revenus étrangers à déclarer.

Résident fiscal ou non

Un résident britannique paie normalement l’impôt au Royaume-Uni sur l’ensemble de ses revenus, britanniques et étrangers ; un non-résident seulement sur ses revenus britanniques. Exception depuis avril 2025 : si vous n’avez pas été résident fiscal britannique pendant les dix années précédentes, vous pouvez demander à ne pas être imposé au Royaume-Uni sur vos revenus et plus-values de l’étranger pendant vos quatre premières années de résidence (régime « foreign income and gains », à demander dans la Self Assessment). La résidence se détermine par des tests fondés surtout sur le nombre de jours passés au Royaume-Uni pendant l’année fiscale. Vous êtes notamment résident si vous y avez passé 183 jours ou plus, ou si vous y avez travaillé à temps plein pendant 365 jours dont au moins un pendant l’année concernée. GOV.UK propose un outil pour faire le point.

Éviter d’être imposé deux fois

Si un revenu est taxé à la fois en France et au Royaume-Uni, vous pouvez en général demander un allégement pour récupérer tout ou partie de l’impôt, en application des conventions fiscales. La démarche dépend du revenu et du moment où il a été taxé ; GOV.UK la détaille.

Côté français, l’année du départ

Si vous quittez la France en cours d’année, signalez votre nouvelle adresse à votre dernier centre des finances publiques, depuis votre espace en ligne sur impots.gouv.fr. Ce centre continue de gérer votre dossier jusqu’au traitement de la déclaration, l’année suivante, des revenus de l’année du départ. Des revenus de source française (un loyer, par exemple) peuvent rester à déclarer en France après le départ.

Informations vérifiées sur GOV.UK et impots.gouv.fr le 31 octobre 2026. Elles sont générales : pour votre situation personnelle, consultez l’administration fiscale ou un conseiller.