L’écologie joue les trouble-fêtes à la Fashion Week de Londres
Article publié le 18 septembre 2019. Les informations qu'il contient peuvent avoir changé depuis.

La London Fashion Week 2019 s’est déroulée sous le signe de l’écologie. Des militants, mais aussi certains créateurs se sont mobilisés pour la planète.
Cette année, de nombreux débats se sont invités à la Fashion Week de Londres, qui a eu lieu du 13 au 17 septembre. Brexit, mais pas que ! Si le duo de créateurs Fyodor Golan a exploré la pansexualité et la question du genre, c’est surtout l’urgence climatique qui a ébranlé l’événement.
Nombreux s’indignent en effet d’un constat effarant. La mode serait responsable de 10% des émissions de gaz à effet de serre et d’une grande partie de la pollution plastique des océans. Ajoutez à cela 100 milliards de pièces produites chaque année et une industrie en croissance.
Des chiffres criants… qui ont fait notamment réagir Extinction Rebellion (XR). Le groupe d’actions non violentes qui milite pour sauver la planète décrie l’événement qu’il compare à une “parade de l’excès”. XR s’était déjà farouchement opposé à la tenue de la Fashion Week de Londres, jusqu’à demander son annulation. Et si “XR” ne l’a pas obtenue, ses militants ont bien joué les trouble-fêtes. Des militants étendus dans une mare de faux sang sont venus accompagner les premiers défilés sur les podiums, avant de conclure l’événement par une cérémonie funéraire. L’idée ? “Enterrer à jamais” cette pratique qu’ils diffament tant.
Les créateurs, de leur côté, sont, pour certains, bien au courant de cette problématique. Pour Roland Mouret, Français installé depuis 1991 au Royaume-Uni, “les tendances” et leur côté consumériste “sont en train de mourir“. Ce qui compte désormais c’est le “style”. Plusieurs autres designers pratiquent eux “l’upcycling”, méthode qui consiste à donner une deuxième vie aux vêtements. La conceptrice Roumaine Ancuta Sarca imagine des chaussures hybrides, entre baskets et escarpins, à partir de chaussures trouvées dans des magasins d’occasion. Mariah Esa, la lauréate du Shein People’s Choice Award 2019, élabore des tenues colorées en assemblant des étiquettes jetées par une marque de vêtements.
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L’industrie serait donc consciente du problème ? C’est une exposition sur la “mode positive” qui rassemblait toutes ces créations pour promouvoir une mode plus éthique durable.
Et si le Prince Charles semble sensible à cette question; il a sorti une collection de vêtements créés à base d’orties de son propre domaine avec les designers Vin+Omi, il reste du chemin à faire pour que les effets négatifs de la mode ne piquent pas autant les yeux…