Aller au contenu
Culture francophone

Un jour, un humoriste #3 : Kody, le Belge qui n’a pas de prix

La rédaction,

Article publié le 2 mai 2018. Les informations qu'il contient peuvent avoir changé depuis.

Lundi 23 avril, quatre humoristes belges performaient sur la scène du Comedy Store. La rédaction de Londres Mag les a rencontrés avant le spectacle, a adoré le show et a décidé de vous proposer une mini-série de leurs portraits. Volume 3 de la série avec Kody.

Français et Belges, meilleurs ennemis ?

On a le même humour, mais on n’a pas la même humeur. Le Belge rit de lui alors que le Français rit de l’autre. Mais on a toujours été fans de l’humour français. Jusqu’à peu, le Français, c’était un peu le cousin qui avait réussi, pour les Belges. Mais on dit aussi que la Belgique a la forme d’un cerveau, c’est pour ça qu’elle est juste au-dessus de la France ! (rires)

Le “flegme britannique” à l’épreuve du gaz puant

C’est ma quatrième fois à Londres, ma deuxième fois au Comedy Store et j’ai de la famille ici. La première fois que je suis venu, c’était en voyage scolaire. On a fait une photo à Piccadilly Circus, avec des copains et elle m’est restée… J’ai un copain qui avait bombardé un gaz puant sur la place et dans l’auberge de jeunesse… On s’était fait disputés, mais avec classe, à l’anglaise. Le flegme britannique, ce n’est pas une légende.

[Publication intégrée : https://www.instagram.com/p/BiFYcEfF0P9/]

Se vendre mais ne pas être un vendu

C’est une vitrine presque indispensable. C’est d’ailleurs l’objet de mon spectacle. Je l’ai intitulé “A vendre”, parce qu’aujourd’hui, en temps qu’artiste, on est obligés de se vendre alors qu’on n’a pas du tout envie d’être considérés comme de la marchandise. On n’a pas envis d’être des “vendus” mais on veut être “sold out”, donc vendus. Dans ce paradoxe, il y a peut-être des artistes qui sont plus drôles que moi mais qui se vendent moins bien, il y a peut-être des artistes moins drôles qui se vendent mieux. Mais dans tous les cas on est obligés de passer par ce prisme qu’est la télévision, la radio pour nous permettre d’être plus exposés et de rassembler plus de monde dans la salle. Je vais plutôt vers le cinéma en ce moment. J’ai eu l’occasion de jouer dans quatre long métrages pour le moment, dans le prolongement de ce que je fais sur la scène.

Scène ou grand écran, mon coeur balance

Son spectacle, on le crée soit-même puis on le fait évoluer comme on le souhaite. On tient les propos que l’on veut, on est maître des sujets à traiter alors qu’au cinéma, on est au service du réalisateur et du film, donc être assez malléable pour être un outil. Sur scène, la sensation est immédiate, on sait immédiatement si le rire est là ou pas. Je l’ai vécu au début. On ne peut pas faire ce métier sans vivre cette situation, où des vannes ne passent pas. C’est ce qui permet de rectifier le tir et d’évoluer !

[Publication intégrée : https://www.instagram.com/p/Bh_G6CMFPbA/]

© Cypriane El-Chami