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Culture francophone

Renoir, Schiaparelli, Magritte : trois expositions françaises et belges à voir à Londres cet automne

Le Bal du moulin de la Galette pour la première fois au Royaume-Uni, la couture surréaliste de Schiaparelli, Magritte et ses héritiers : le programme.

La rédaction,

Trois grands noms de l’art français et belge occupent Londres cet automne : Renoir à la National Gallery, Elsa Schiaparelli au V&A, René Magritte chez Gagosian. Schiaparelli ferme dès le 15 novembre : c’est celle-là qu’il faut voir en premier.

C’est l’événement de la saison pour les amateurs d’impressionnisme. Renoir and Love réunit quarante tableaux autour d’un fil simple : l’amour, l’amitié et les émotions ordinaires, telles que Renoir les a peintes des années 1860 aux années 1880, quand il cherchait encore son style et inventait, avec d’autres, l’impressionnisme.

La pièce maîtresse vient du musée d’Orsay : le Bal du moulin de la Galette (1876), montré pour la première fois au Royaume-Uni. Autour de lui, le Déjeuner des canotiers (1875), Danse à Bougival (1883) ou Le Cabaret de la mère Anthony (1866), prêtés par des musées de Stockholm, Chicago, Boston ou Philadelphie. L’exposition est organisée par Orsay, la National Gallery et le Museum of Fine Arts de Boston.

Pour payer moins cher, visez un jour de semaine : 20 £ du dimanche au jeudi, contre 25 £ le vendredi et le samedi. Le vendredi soir, du 23 octobre au 15 janvier, l’entrée est au prix libre, à partir d’1 £. Gratuit pour les moins de 18 ans.

Schiaparelli au V&A : quand la mode devient surréaliste

Première exposition britannique consacrée à la maison de couture parisienne, Schiaparelli : Fashion Becomes Art raconte un siècle de création, des années 1920 à Daniel Roseberry, son directeur artistique actuel. Le cœur du parcours, ce sont les années 1930 et les complicités d’Elsa Schiaparelli avec les artistes de Paris : la robe squelette et la robe « Larmes » dessinées avec Dalí, un manteau du soir brodé par Lesage d’après Jean Cocteau, le portrait de la couturière par Man Ray. Le Téléphone-homard de Dalí est aussi du voyage.

C’est la plus chère des trois (28 £ en semaine, 30 £ le week-end), et la plus pressée : elle ferme le dimanche 15 novembre. Réservation conseillée.

Magritte chez Gagosian : la pipe, cent ans après

Avec This Is Still Not a Pipe, la galerie Gagosian de Mayfair confronte une dizaine de toiles de René Magritte, de L’Apparition (1928) à L’Empire des lumières (1961), au travail de plus de quarante artistes contemporains qui lui doivent quelque chose : Robert Gober, Mona Hatoum, Jeff Koons, Sarah Lucas, Maurizio Cattelan ou Dana Schutz. L’exposition est montée avec la Fondation Magritte.

C’est la plus facile à caser dans une journée : une galerie, pas un musée, ouverte du mardi au samedi, à deux pas de Bond Street.

Pratique

Renoir and Love
National Gallery, Sainsbury Wing, Trafalgar Square, WC2N 5DN
Jusqu’au 31 janvier 2027
20 £ du dimanche au jeudi, 25 £ le vendredi et le samedi (et tous les jours pendant les deux premières semaines), gratuit pour les moins de 18 ans
nationalgallery.org.uk

Schiaparelli : Fashion Becomes Art
V&A South Kensington, Sainsbury Gallery, Cromwell Road, SW7 2RL
Jusqu’au 15 novembre 2026, tous les jours de 10 h à 17 h 45, le vendredi jusqu’à 22 h
28 £ en semaine, 30 £ le week-end
vam.ac.uk

This Is Still Not a Pipe : The Afterlife of Magritte
Gagosian, 20 Grosvenor Hill, W1K 3QD
Jusqu’au 12 décembre 2026, du mardi au samedi de 10 h à 18 h
gagosian.com